Les plans sociaux se ramassent à la pelle

vendredi 2 octobre 2020  |  par  École Émancipée  | 

À défaut de ramasser des feuilles mortes en cette saison automnale, nous ramassons depuis septembre un nombre considérable de plans sociaux. Bon nombre d’entre eux proviennent d’entreprises ayant bénéficié d’aides étatiques de toutes sortes : Airbus, Air France, Bridgestone, Manitou, Toyota… D’autres plans viennent de sous-traitants qui eux n’ont pas bénéficié d’aides mais sont restés trop dépendants d’une entreprise internationale, fleuron de l’économie ou leader du marché. Face à cette tragédie sociale qui jette à la rue des milliers de salarié·es, le gouvernement préfère supprimer l’impôt sur la production et poursuivre sa route néolibérale de moins d’État, moins de services publics. Ainsi, il distribue toujours plus d’argent aux entreprises sans contrepartie tant sur l’abandon des licenciements que sur la formation.

Le projet de loi de finance 2021 est symbolique de ce désengagement. Au moment où tous les services publics ont besoin d’agent·es pour lutter contre les effet pervers de la crise sanitaire, Macron et ses affidé·es réduisent le nombre de fonctionnaires. Il est injustifié de supprimer 496 emplois au ministère du travail donc de supprimer les postes de celles et ceux chargé·es entre autres de vérifier si les entreprises ne profitent pas de la crise pour rogner les droits des travailleur·euses. Comme il est incompréhensible de supprimer 947 emplois au ministère de la transition écologique au moment où Macron prétend vouloir appliquer certaines mesures de la convention citoyenne sur le climat.

Ce double discours et ces actes hostiles au salariat, nous les dénonçons et les dénoncerons inlassablement. Il est urgent de concrétiser notre refus de ces politiques dans des mobilisations, des initiatives. Si celles autour de l’écologie fleurissent, il manque celles autour de l’emploi, des services publics. Nous sommes conscient·es que de nombreuses batailles se mènent dans les entreprises pour défendre les emplois mais elles ne suffisent pas. Il est urgent de créer les conditions, intersyndicales et interprofessionnelles, de luttes pour que ce néolibéralisme teinté d’un vert bien pâlot soit enterré à coups de pelle.


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