Après la Tunisie, un mouvement populaire historique en Egypte, en Libye...

dimanche 20 février 2011  |  par  École Émancipée  | 

Après la révolte populaire qui a poussé le dictateur Ben Ali à quitter la Tunisie, l’aspiration à la liberté démocratique a gagné l’Egypte et a été couronnée par le départ du tyran Moubarak. La soif de démocratie se répand maintenant en Libye, et pourrait atteindre l’Algérie notamment. Un grand espoir s’est donc levé dans le monde arabe, et l’on se met à espérer un vent de contagion semblable au tournant qu’a vécu l’Europe de l’Est à la fin des années 80.

Le rôle des pays occidentaux sera sans doute important pour la construction démocratique de ces pays, mais en France, il nous faudrait respecter leur choix démocratique, et cesser de protéger les dictateurs au prétexte qu’ils sont préférables à des islamistes issus des urnes et qu’ils permettent à quelques proches du pouvoir français de réaliser des affaires juteuses. Il faut soutenir les peuples arabes dans leur lutte pour la construction d’une société plus juste.

Il faudrait néanmoins d’autres responsables politiques que ces ministres (Alliot-Marie, Ollier, Fillon…) qui illustrent leur collusion avec les dictateurs en profitant de leurs jets privés pour quelques semaines de vacances, pendant lesquelles ils prétendent, se défendant a posteriori, ne plus représenter leur pays. Il faudrait aussi que la police ne serve pas, comme le proposait MAM, à prêter main forte aux flics de Ben Ali ou tout autre dictateur. Il faudrait, enfin, d’autres chefs d’états que ce Sarkozy, contraint d’utiliser la chaîne de ses amis du MEDEF, notamment le 10 février dernier, pour redresser sa « cote d’alerte », incapable de condamner le dictateur égyptien, et commentant son départ par un simple : “c’était inéluctable”. L’alliance qui existait entre ces dictateurs et Sarkozy lui-même, depuis le début de son quinquennat, a été ainsi révélée au grand jour.


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