Motion EE CN Janvier 2009

mercredi 28 janvier 2009  | 

TEXTE ECOLE EMANCIPEE au CN du SNES de Janvier 2009

Après le 29, continuer pour gagner !

Les vœux de Nicolas Sarkozy se sont déroulés le lundi 12 à Saint Lo en l’absence des organisations syndicales. Nous nous félicitons qu’elles aient décidé de boycotter cette cérémonie, décision unitaire qui a rencontré un vif retentissement au niveau médiatique. A Saint Lo, la mobilisation a dépassé le cadre des acteurs de l’éducation nationale, preuve que le refus de la politique gouvernementale prend de l’ampleur. En guise de proposition, Sarkozy avance la création d’un haut commissariat à la jeunesse et d’un nouveau ( ?) comité de pilotage de la réforme du lycée, tout en affirmant que le gouvernement continuera à avancer dans le sens de ses réformes.
Dès la rentrée de janvier, les mobilisations ont repris :
Le 5 janvier, les personnels de « pôle-emploi », résultat de la fusion ANPE-ASSEDIC, ont entamé une grève posée par 5 organisations syndicales pour dénoncer la mise en place de cette réforme ; le 8 janvier, malgré une participation plus faible qu’espérée, les manifestations dans de nombreuses villes montraient que les lycéens restaient mobilisables, toujours sur le même mot d’ordre : retrait de la réforme, annulation des suppressions de postes.
A partir du 15 janvier, les personnels de la PJJ entameront une grève reconductible pour protester contre la politique répressive touchant la jeunesse.

Dans la fonction publique, les fédérations ont renouvelé leur appel à la grève et à la manifestation pour le 29 Janvier. La question du manque de moyens attribués aux services publics, avec les évènements qui ont eu lieu pendant les vacances de Noël dans des hôpitaux publics, est de plus en plus posée à l’heure où la sécurité sociale et ses principes de redistribution sont plus que jamais attaqués. Emploi, Salaires, couverture sociale, services publics, logement, la population fait maintenant face de plus en plus concrètement aux conséquences de la politique libérale du gouvernement. Il en est des sondages comme d’une litanie : ce qui préoccupe la population, ce sont les salaires, la sécurité sociale et l’éducation. Et à cela, Sarkozy répond rigueur (le budget 2009 a pour conséquence des milliers de suppressions de postes donc la baisse qualitative de l’offre de service public) et relance … des banques… Aucune décision concernant les salaires ou la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité.

Dans l’Education pourtant, le ministère a été contraint à reculer : en décembre il repousse la mise en place de sa réforme sur le lycée, en ce début d’année, il annonce que « seulement » 1500 postes de RASED seront supprimés et devrait faire très bientôt des annonces sur l’école maternelle.
Quand bien même, le gouvernement refuse de revenir sur les suppressions de postes dont le mouvement lycéen notamment fait encore un préalable. Dans le second degré, les réformes enclenchées depuis 2003 ne cessent d’avoir des conséquences désastreuses autant pour les élèves, les établissements, que pour les personnels. Les remplacements De Robien, les conseils pédagogiques, l’accompagnement éducatif, la note de vie scolaire, les réseaux ambition réussite, font désormais partie du paysage éducatif et, par la petite porte, ont fait leur entrée dans le quotidien des collègues. La suppression de milliers de postes a eu pour conséquence une désorganisation pédagogique sans précédent (regroupements d’élèves de classe voire de niveaux différents, dans des groupes de langues ou de soutien, emplois du temps aberrants, non remplacement des collègues absents ... ), nos collègues contractuels ont été mis au chômage sans aucune perspective de réemploi ou d’obtention de concours vus les postes offerts cette année, les équipes de vie scolaire sont également touchées par les suppressions de postes d’AED, quant aux COP, l’extinction de leur corps est programmée à courte échéance…
A cette situation dégradée, le gouvernement répond « arrêt du calendrier » et négociations sous contrainte : revalorisation contre acceptation des réformes proposées. Ce n’est pas à la réforme qu’il renonce mais à la méthode. Celle-ci fonctionnait encore jusqu’en décembre, mais la mobilisation de la jeunesse et la perspective d’une unification du mouvement des jeunes avec celui des salariés ont poussé le gouvernement à reculer.
Si on peut regretter l’absence de nouvelle journée de mobilisation au mois de décembre, avec le mouvement lycéen, pour permettre au 20 novembre, mouvement le plus fort qu’on ait connu dans l’éducation nationale depuis 2003, de s’amplifier et de peser réellement sur les choix gouvernementaux, aujourd’hui, nous avons de nouvelles responsabilités. L’importance de cette mobilisation, qui ne s’est pas arrêtée malgré les annonces de Darcos et au moment où sont annoncées les nombreuses suppressions de postes dans les académies et les établissements, donne au Snes, syndicat majoritaire, des responsabilités face à la profession et l’engage à proposer, dès maintenant, un plan d’action approprié à la mobilisation et au calendrier.

-  Le 17 Janvier, le SNES avec les fédérations de l’Education nationale, les lycéens, manifestera contre la politique éducative de ce gouvernement.
-  Il dénonce la répression dont sont victimes les lycéens qui se mobilisent, tant dans leur établissement scolaire que dans le système judiciaire. Il dénonce également la pression qui leur est faite dans les établissements scolaires. De même, la répression policière opposée aux manifestants de Saint Lô est inacceptable, le SNES assure de son soutien les lycéens et enseignants qui ont été arrêtés et sera présent à leurs côtés en cas de procès.
-  L’annonce par Sarkozy de la reprise des discussions sur le lycée est problématique. Pour le SNES, il est hors de questions qu’elles se déroulent sur les mêmes bases et avec les mêmes interlocuteurs que les précédentes. Une réforme du lycée doit avoir lieu, mais ce ne peut être en aucun cas celle prévue, dans un cadre contraint, par le gouvernement.
-  Il appelle à la grève le 29 janvier et entend faire de cette date une journée de mobilisation sans précédent, appelle les collègues à débattre des suites nécessaires au 29.
-  Il demande dès maintenant que lors de la réunion des fédérations de la fonction publique qui suivra cette mobilisation, la FSU défende le mandat d’une nouvelle journée de mobilisation et de grève. Si aucune décision n’était prise à ce moment là, le SNES demande à la FSU de prendre acte de la nécessité de la poursuite de la mobilisation dans le secteur de l’éducation et d’appeler à la grève la première semaine de février, dans la perspective d’un mouvement social de masse dans l’éducation.


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