Inrevention de Michel Decha (CAN, Nantes) sur la répression.

mercredi 12 décembre 2018  |  par  ÉÉ-SNES  | 

J’interviens au nom de l’école émancipée. Nous partageons bien évidemment les condamnations contenues dans le texte général concernant les violences policières, bien mises en valeur par l’encadré. Nous avons d’ailleurs contribué à renforcer ces condamnations dans le texte DL.

Pourtant, nous souhaiterions pouvoir insister sur deux points : d’abord, dans de nombreux lycées, la réaction des forces de l’ordre a été violente ET voulue comme telle, avec l’intention nette non seulement d’étouffer dans l’œuf la moindre protestation mais surtout de faire naître un climat de peur, que ce soit chez les jeunes, chez leur famille ou chez les citoyen-nes. Parfois, l’absence d’intervention mesurée face à des provocations a été délibérée pour justifier des réponses encore plus violentes. Cette volonté d’être violent doit être condamné par notre syndicat au même titre que les violences elles-mêmes.

Par ailleurs, nous pensons indispensable que les poursuites à l’encontre de jeunes manifestant-es soient abandonnées parce qu’elles sont disproportionnées par rapport aux faits prétendus ou même avérés. Le porte-parole de l’UNL disait l’autre jour : quel est cet étrange pays où un feu de poubelles cause plus d’émoi que les blessures d’un-e jeune ?

Nous proposerions donc deux ajouts : le premier après « blessures graves de lycéens » « D’autre part, il semblerait que les réactions violentes des forces de l’ordre soient concertées pour créer un climat de peur, ce que le SNES condamne. »

Le second à la fin du 2ème paragraphe « et les poursuites à l’encontre des jeunes manifestant-es abandonnées »


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