Intervention Raphael ANDERE - th. 2 inspection

lundi 16 avril 2018  |  par  ÉÉ-SNES  | 

Cher-es camarades, chers collègues, Dans le paragraphe 2.4, nous avons laissé une grande place dans nos débats aux nouvelles modalités d’évaluation et aux risques de dérives managériales contenues dans les rendez-vous de carrière. C’est évidemment une nécessité. Mais ce que je vous propose, pour voir un peu plus loin, c’est de réfléchir à l’inspection elle-même et à sa place dans l’évaluation. En tant que travailleuses et travailleurs, nous avons besoin de l’évaluation. Non pas pour nous classer les unes et les uns par rapports aux autres, mais pour avoir un miroir sur nos pratiques professionnelles, les faire évoluer et au final, mieux vivre notre travail. Or le constat que nous pouvons faire dans nos salles des profs c’est que l’inspection, dans sa forme actuelle, conduit à l’exact inverse. Non seulement elle ne permet pas de résoudre les dilemmes qui se posent au quotidien dans nos métiers, mais elle produit de la souffrance supplémentaires. Combien de collègues ont été « cassés » par des inspectrices et inspecteurs bien éloignés de l’idéal de bienveillance dont ils nous rabattent pourtant les oreilles ? Alors vous me direz : Paul Devin. Et en effet, la vision défendue par le syndicat FSU des inspecteurs, le SNPI, propose une vie plus belle : c’est la « controverse professionnelle » entre évalués et évaluateurs à égalité qui enrichissant l’un l’autre leur vision de la pédagogie. Et même s’il existe quelques inspectrices et inspecteurs qui souscrivent à cette vision, nous en entendons parfois parler, ce n’est malheureusement pas celles et ceux auxquelles sont confrontés l’immense majorité des collègues qui contactent le SNES à ce sujet. Le statut même des inspectrices et inspecteurs, en effet, parce qu’il met les évaluateurs, à part, et même au-dessus de celles et ceux qu’ils évaluent, parce qu’il les coupe des réalités du terrain, est ce qui doit être questionné si on veut pouvoir avancer vers une évaluation qui soit une aide et non une épine de plus dans le pied de personnels déjà largement sous pression. Nous vous proposons donc de rejoindre les questionnements de nos collègues de toutes les salles des profs en votant l’amendement Ecole Emancipée n°72.


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