Intervention Marie-Cécile PERILLAT introduction thème 4

jeudi 29 mars 2018  |  par  ÉÉ-SNES  | 

Le contexte politique actuel c’est le macronisme c’est à dire un projet libéral de casse de toutes les protections collectives : depuis le droit du travail jusqu’aux parcours scolaires. L’individualisation est au coeur de ce projet, elle sert de monnaie d’échange pour le syndicalisme d’accompagnement : on casse toutes les garanties collectives, mais ne vous inquiétez pas, c’est pour mieux valoriser le parcours de chacun. L’enjeu est d’atomiser les exploités… C’est un projet de classe, le mouvement ouvrier est engagée dans une lutte à mort avec le capitalisme. Le champ syndical est profondément divisé sur ces enjeux. Ce qui sépare la CGT de la CFDT ce n’est pas une question de degré dans la radicalité, c’est une question stratégique de fond : combattre ou accompagner le libéralisme. La FSU ne peut pas être dans un entre deux, elle ne doit pas être un trait d’union, la ligne de crête n’existe pas. La FSU est résolument dans le camps de la lutte et de la transformation sociale. Le SNES et la FSU doivent tenir bon sur une orientation syndicale qui ne cède rien à ce projet de destruction des conquis sociaux. C’est notre boussole, ce qui définit notre stratégie. Ce qui n’empêche pas, qu’en terme tactique, on puisse faire une unité plus large sur des mobilisations. L’enjeu stratégique est de gagner l’hégémonie idéologique dans le monde du travail face à un libéralisme qui a brouillé les repères (le « ni gauche ni droite cher à Macron). Nous devons renforcer les synergie avec la CGT et Solidaires car ce sont les OS avec lesquelles nous partageons l’orientation de fond. Ce qui ne veut pas dire être acritique, nous avons avec eux des débats sur les mandats, sur l’action, sur la façon de mener la lutte qui sont des débats fraternels précisément parce que notre horizon et commun. Mais cela veut dire que nous portons une attention particulière à ce que nos partenaires font. Nous devons renforcer les cohérences entre nous, en toute indépendance mais avec conviction de la nécessité de ce travail. Dans les dernières confrontations, comment ne pas voir que la CGT est le fer de lance de la résistance ? Cette synergie permet de donner à voir les enjeux de l’heure auprès des salariés et des fonctionnaires. Fallait il être dans la mobilisation sur les lois travail, de façon active, et même si nous savions que notre potentiel de mobilisation était limité dans la FP ? Oui bien sûr, car cela donne à voir l’enjeu de société que représentait cette bataille. Les batailles à venir, sur la FP et les retraites en particulier, vont mettre à l’épreuve nos choix tactiques dans ce cadre stratégique : Faut il construire une mobilisation large dans la FP sur les salaires et le pouvoir d’achat pour mettre en mouvement notre milieu ? Oui bien sûr et la journée du 22 le prouve, elle prouve aussi au passage qu’on peut mobiliser largement même sans la CFDT ou l’UNSA si la plateforme est perçue comme juste et nécessaire par les collègues. Faudra il mener la bataille contre le projet de casse du statut et des service publique ? Oui forcément, et on sait déjà que la question fera clivage avec les syndicats d’accompagnement, car c’est la même logique que sur les lois travail. Il n’y a pas d’alternative à ce que FSU devra, avec ses partenaires, prendre ses responsabilités et construire l’unité sur une plateforme de défense des acquis sociaux fondamentaux dont font partie les services publics et les retraites.


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