Julien Rivoire : Notre Dame des Landes... Vive la Zad !

jeudi 25 janvier 2018  |  par  École Émancipée  | 

L’année 2018 début avec la victoire d’un mouvement social d’ampleur, chose rare ces dernières années. Cette victoire nous la devons bien entendu à la lutte contre l’aéroport de NDDL.

Le gouvernement face à cette formidable mobilisation qui depuis 10 ans dépasse largement les frontières de la région Loire Atlantique, a été contraint d’arrêter ce projet fou, destructeur de terres agricoles, dispendieux pour l’Etat et dont le profit revenait surtout aux actionnaires de Vinci.

Parce que nous n’avons pas souvent l’occasion de célébrer la victoire d’un mouvement social, arrêtons-nous un moment sur les conditions ayant permis celle-ci. Car rien ne permettait, il y a quelques années, d’assurer le succès d’un mouvement aussi hétéroclite. Comment cette improbable alliance entre paysans et habitant.es de la Zad, syndicalistes CGT de Vinci et naturalistes a pu tenir, le mouvement conservant son unité au cours des années.

Le 1er enseignement de cette victoire est l’enracinement des préoccupations environnementales dans notre société. NDDL n’a pas été une bataille locale, NDDL a très rapidement eu une résonance au moins nationale, avec plus de 200 collectifs de soutien, des manifestations regroupant de 30 à 70 000 personnes chaque année depuis 2012 et a été une revendication forte des mouvements pour la justice climatique à l’occasion de la COP21. Au-delà de la confirmation de l’importance des préoccupations environnementales dans notre société, cette victoire va renforcer celles et ceux qui sont en lutte contre d’autres projets inutiles et leur monde destructeur de lien social et de terres agricoles.

Le 2eme enseignement est la capacité de ce mouvement à articuler dans le temps divers types d’actions : recours juridiques, contre-expertise citoyenne, résistance aux tentatives d’expulsions policières, mobilisations de masse, occupations légales, occupations illégales. Et toutes ces actions ont été soutenues par les différentes composantes, refusant les tentatives de divisions politiques.

L’année 2018 début avec la victoire d’un mouvement social d’ampleur, chose rare ces dernières années. Cette victoire nous la devons bien entendu à la lutte contre l’aéroport de NDDL.

Le gouvernement face à cette formidable mobilisation qui depuis 10 ans dépasse largement les frontières de la région Loire Atlantique, a été contraint d’arrêter ce projet fou, destructeur de terres agricoles, dispendieux pour l’Etat et dont le profit revenait surtout aux actionnaires de Vinci.

Parce que nous n’avons pas souvent l’occasion de célébrer la victoire d’un mouvement social, arrêtons-nous un moment sur les conditions ayant permis celle-ci. Car rien ne permettait, il y a quelques années, d’assurer le succès d’un mouvement aussi hétéroclite. Comment cette improbable alliance entre paysans et habitant.es de la Zad, syndicalistes CGT de Vinci et naturalistes a pu tenir, le mouvement conservant son unité au cours des années.

Le 1er enseignement de cette victoire est l’enracinement des préoccupations environnementales dans notre société. NDDL n’a pas été une bataille locale, NDDL a très rapidement eu une résonance au moins nationale, avec plus de 200 collectifs de soutien, des manifestations regroupant de 30 à 70 000 personnes chaque année depuis 2012 et a été une revendication forte des mouvements pour la justice climatique à l’occasion de la COP21. Au-delà de la confirmation de l’importance des préoccupations environnementales dans notre société, cette victoire va renforcer celles et ceux qui sont en lutte contre d’autres projets inutiles et leur monde destructeur de lien social et de terres agricoles.

Le 2eme enseignement est la capacité de ce mouvement à articuler dans le temps divers types d’actions : recours juridiques, contre-expertise citoyenne, résistance aux tentatives d’expulsions policières, mobilisations de masse, occupations légales, occupations illégales. Et toutes ces actions ont été soutenues par les différentes composantes, refusant les tentatives de divisions politiques.

Le 3ième est cette capacité du mouvement à incarner le slogan du prochain FSM : « Résister c’est créer ». Loin des caricatures médiatiques, contre la tentation de vengeance contre les zadistes qu’expriment certains élus locaux pro aéroport, nous devons regarder en face ce qui se produit sur la Zad depuis 10 ans. La ZAD n’est pas un espace aux mains de dangereux terroristes, la Zad, avec ses 200 habitant.es, a vu fleurir 2 boulangeries, des ateliers de permaculture et d’agro écologie, un groupe d’élevage, un atelier menuiserie, une bibliothèque ou encore une radio et un studio d’enregistrement… A petite échelle, c’est la philosophie des communs contre celle du tout marché qui s’exprime en acte sur ce territoire. Et ce sont l’ensemble de ces expériences que l’ensemble du mouvement, dans toutes ses composantes souhaitent pouvoir continuer à expérimenter. Ils demandent que les paysans historiques retrouvent leur droit et leurs terres, que les habitants qui se sont installés depuis 2009 et qui désirent rester puissent rester, et que les terres qui ont été protégé puissent être prises en charge par celles et ceux qui ont su les protéger et qu’elles n’aillent pas nourrir des projets d’agro business Ils demandent du temps et l’ouverture de négociations avec le gouvernement.

Enfin, afin de fêter cette victoire de poser les jalons pour la suite, l’ensemble des composantes du mouvement appelle à un grand rassemblement le 10 février prochain. La FSU doit s’y associer à l’occasion de ce CDFN.


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