Au menu de cette fête

Jean Malifaud
mardi 8 avril 2008  |  par  ÉÉ Revue  | 

- Après l’édito de Nicolas Benies , grand pourfendeur de Sarkozy et de ses affidés qui voudraient tant tourner la page 68, Patrick Silberstein ouvre le bal en page 4 , il présente l’appel “Mai 68, ce n’est toujours qu’un début” (que nous reproduisons en page 2) et nous laisse apercevoir le « non encore advenu » qui éclaire les ténèbres de l’immédiat. Son compère dans la publication aux éditions Syllepse du pavé La France des années 68, [rouge]Didier Epsztajn nous donne envie de le ramasser. - Robi Morder, page 6 , décortique la relation complexe entre le Mai des facultés et le Mai des usines… - Gérard Chaouat, page 8 , restitue le contexte international de cette année 68, l’importance de la solidarité dans la prise conscience d’une génération. Et Benoît Bossard nous dit l’horreur du massacre de My Lai. Gérard récidive plus loin, en page 20 , pour dire la révolte des « carabins » contre les mandarins de Médecine. - Alain Lenfant, un des 142 qui ont envahi la salle du Conseil de la faculté de Nanterre, un certain 22 mars, pour y tenir une réunion inhabituelle, nous raconte en page 12 la vie nanterroise. - Jean Pierre Debourdeau nous fait vivre, en page 13, le tumulte des instances du SNI et de la FEN.
- Georges Ubbiali fait parler, en page 14, Charles Piaget sur Lip avant, pendant et après 68. - Marcel Trillat, interrogé par son assistant réalisateur Emmanuel Chanial, nous conte en page 16 la grève à l’ORTF qu’il a si bien vécu. - Michelle Zancarini-Fournel met nos pas, en page 18, dans les traces qu’ont laissées les femmes de 68 pour s’affirmer comme sujets politiques entre facs et usines. - Daniel Vey nous livre en page 22 une autre dimension de la révolte : l’exigence d’une sexualité libérée. Il évoque aussi les J.O. de Mexico après le massacre des étudiants sur la place des « trois cultures ». Il interroge enfin, en page 21, Pierre Laguillaumie pour nous rappeler le rôle de l’EE dans la critique radicale du sport. - En page 24, Françoise Bleibtreu, fille de Marcel Bleibtreu et de notre Lily, nous dit ce qu’une enfant de 12 ans garde de 68 comme bagage pour la vie. - Françoise Riegert-Kalifa nous dit en page 25 la semblable insolence des Lumières et de Mai 68.
- Pour compléter – provisoirement ? – le tableau, si je puis dire, Philippe Cyroulnik interroge Ivan Messac et Dominique Dehais – deux artistes peintres – sur 68, la société et l’art.

Savourez…


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