Intervention d’Agnès Akielewiez sur le lycée et le bac

mercredi 27 septembre 2017  |  par  ÉÉ-SNES  | 

Frédérique R. en introduction a évoqué le fait que les GT sur le bac n’étaient pas encore ouverts, ce qui nous laisserait du temps faire campagne sur nos propositions. Mais si on y regarde de plus près : on a d’un côté le Ministre de l’éducation nationale qui communique sur le manque de lisibilité du bac, le coût de l’examen et avance déjà des propositions : réduction des épreuves terminales au nombre de 4, introduction du contrôle continu, modification des coefficients des disciplines… et de l’autre, le Ministère de l’enseignement supérieur qui réunit déjà des GT sur la réforme du 1er cycle universitaire et ne dissimule pas sa volonté d’introduire la sélection à l’entrée des universités.

Avec le calendrier des GT (réunis d’abord dans le supérieur puis sur le bac), la communication dans les médias, l’appui de certains think-tanks libéraux, le gouvernement avance. Le risque est grand pour le SNES de se voir enfermé dans une position défensive, incapable de réorienter le débat et d’avancer ses propositions. Dans ce contexte, le SNES doit se donner une chance de reprendre la main en lançant très vite sa propre campagne.

Si le SNES veut peser, il doit s’appuyer sur la profession et c’est possible dès aujourd’hui. Il y a matière à mobiliser les collègues autour de tous les dysfonctionnements engendrés par la multiplication des ECA (évaluations en cours d’année) dans les lycées. Outre la désorganisation des cours que vivent au quotidien les équipes, la perte d’heures d’enseignement, il faudrait aussi souligner l’aberration pédagogique qu’il y a à poser une évaluation certificative à un candidat alors qu’il n’a pas terminé son cycle d’apprentissage.

Le SNES-FSU, en lançant une campagne maintenant, peut fédérer la profession autour de certains principes pour contrer les velléités du Ministre d’installer le contrôle continu. Il se donne ainsi un point d’appui pour impulser ensuite une réflexion sur un terrain qui ne se limiterait pas à des questions de coûts et d’organisation de l’examen : ouvrir le débat sur les finalités du lycée, sur la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans, sur l’accès aux savoirs pour tous…

Nous proposons que le SNES-FSU soit offensif et lance dès à présent une campagne, par exemple sous forme de pétition, pour défendre les cinq principes suivants :

  • Pour des épreuves terminales, nationales et anonymes
  • Maintien du baccalauréat comme 1er grade universitaire
  • Fin des ECA (évaluations en cours d’année)
  • Fin de l’évaluation des candidats par les enseignants de l’établissement où ils sont scolarisés
  • Refus du contrôle continu

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