Elisabeth Hervouet : sur la défense des droits des femmes

jeudi 24 novembre 2016  |  par  École Émancipée  | 

J’interviens pour parler de la défense des droits des femmes parce que cette question est bien sûr importante mais aussi parce qu’elle concerne la Fédération dans son ensemble.
Cette année a été marquée par des attaques concernant les droits des femmes, par des batailles, parfois (pas toujours) par des victoires. Pour prendre des exemples on pourrait parler de :

  • la Pologne
  • la Turquie où ce matin même le gouvernement a dû reculer sur son projet de loi sur la quasi légalisation du viol
  • en France on peut évoquer la lutte pour la défense de Jacqueline Sauvage.
    Dans ces deux cas il s’agit de lutter contre les violences faites aux femmes, violences toujours aussi importantes en France. Je voudrais rappeler que une femme meurt sous les coups en France tous les deux jours et demi … il faut le dire, le répéter, le faire savoir.

Cela me conduit à évoquer la journée contre les violences faites aux femmes du 25 novembre. La FSU y participe officiellement, elle a fait un communiqué de presse. Au delà nous devons être présentes, présents dans les rassemblements et nous devons faire en sorte d’apparaître pour montrer l’importance que nous accordons à cette question.

Le deuxième thème qui doit nous alerter c’est la surprise du 7 novembre : l’appel à l’arrêt du travail à 16h34, les femmes ayant accompli ce pour quoi elles sont payées. Partie des réseaux sociaux, vu au départ comme confidentielle, cette initiative a rencontré un succès inattendu et surtout elle a permis que l’inégalité salariale entre femmes et hommes soit portée sur la place publique.
Une journée intéressante mais qui rend désormais urgent le fait de passer à une autre étape. Parmi les inégalités évoquées par l’introduction de Bernadette , il est nécessaire de mettre l’accent sur les inégalités hommes femmes, y compris dans la fonction publique (les catégories les moins payées concernent surtout des femmes), y compris dans l’EN (les femmes sont aussi moins promues que les hommes). C’est parce que nous en sommes convaincu-es que le protocole égalité hommes/femmes a été signé.
Sur ce sujet une date est incontournable. Le 8 mars. Il faut rompre avec la journée de la femme où on offre une rose à sa compagne, il faut revenir à une grande journée de lutte des femmes. Ce qui est en débat c’est l’appel à la grève pour ce jour. Elle a déjà été proposé par Solidaire, elle est discutée dans la CGT, la FSU doit s’en emparer, se montrer prête, prendre l’initiative.

  • parce que nous sommes une Fédération rassemblant des personnels fortement féminisés
  • parce qu’il convient d’établir un rapport de force dans une situation complexe et dangereuse (les propos de Fillon sur les femmes ont de quoi inquiéter) -* parce qu’on ne mendie pas un juste droit, on se bat pour lui !

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