Garder le fil d’un syndicalisme de lutte

vendredi 9 septembre 2016  |  par  ÉÉ-SNUipp  | 

Contribution de l’Ecole Emancipée pour le vote interne du SNUipp-FSU du 14 septembre au 12 octobre

Après cinq ans au pouvoir de François Hollande, le bilan est sans appel. Assumant pleinement une politique libérale et austéritaire, ses gouvernements ont multiplié les cadeaux aux entreprises et aux plus riches, détricoté le droit du travail et creusé les inégalités sociales. Sa politique éducative n’a pas permis de lutter contre les déterminismes sociaux. La réforme des rythmes notamment a déstabilisé l’école et a affaibli le cadre national en donnant plus de pouvoir au local. L’augmentation gagnée de l’ISAE cache mal l’arriéré salarial et la dégradation des conditions de travail des personnels.
Pire, en faisant le choix du renforcement des politiques sécuritaires notamment avec l’état d’urgence, c’est à l’Etat de droit, aux libertés qu’il s’est attaqué. La répression du mouvement social a atteint un niveau rarement égalé dans notre pays. Les violences à l’endroit des jeunes issus de l’immigration se sont multipliées. Ce climat liberticide a contribué au développement de prises de position et d’actes racistes et islamophobes. Tout cela ouvre la voie à la droite, voire à l’extrême-droite, qui pourraient aller encore plus loin demain.
Ces choix politiques, à l’œuvre aussi bien en Europe qu’à l’échelle mondiale, se font contre les peuples. Aujourd’hui au niveau mondial, les 1 % les plus riches possèdent plus que les 99 % restants. Les guerres et le terrorisme poussent sur les routes des millions de réfugié-es dont une partie vient mourir aux portes de l’Europe. La crise environnementale s’intensifie.

Le renouveau du mouvement social contre la loi Travail

Face à ce constat, les forces du mouvement social ont su reprendre le chemin de la lutte. Le mouvement contre la loi Travail et son monde a agrégé les organisations du syndicalisme de transformation sociale avec de nouvelles formes de mobilisations comme Nuit Debout. Pendant plus de 6 mois, grèves, manifestations, occupations de places ou actions sur les réseaux sociaux ont témoigné d’une opposition forte à la politique du gouvernement. Ce mouvement large et inscrit dans la durée pose les jalons d’une unité du syndicalisme de lutte qui devrait trouver des formes plus durables d’affirmation et d’organisation contre toutes les politiques libérales à venir.

Remettre le SNUipp-FSU sur ses rails

Depuis la loi de refondation et la réforme des rythmes, notre syndicat a été bousculé, tant il a été en difficulté pour apprécier les choix gouvernementaux. Il y avait urgence à retrouver un SNUipp-FSU combatif. À l’École Émancipée, nous avons été de celles et ceux qui ont pointé la réalité d’une politique éducative sans rupture majeure avec les politiques précédentes : faiblesse des créations de postes au regard des besoins, dégradation des conditions de travail et logique de territorialisation de l’école avec la réforme des rythmes, réforme déplorable de la formation initiale… Face à ces constats, nous avons contribué à remettre le SNUipp-FSU sur ses rails en portant un projet syndical liant démocratisation de l’école et amélioration des conditions de travail qui passe par une réduction du temps devant élèves. Nous avons défendu le concours de recrutement en fin de licence pour permettre une formation initiale de qualité et une réelle démocratisation de l’accès au métier.

C’est ce travail et celui mené dans les sections départementales qui ont permis au congrès de Rodez de renouer avec un syndicalisme combatif. Il a aussi réaffirmé la nécessité d’un fonctionnement plus collectif, plus transparent et plus fédéral qui permette l’implication de tou-tes les syndiqué-es.

Nous sommes totalement engagé-es dans ces changements. Nous les avons initiés, défendus et nous les porterons avec les sections et les syndiqué-es.

Pour conforter ces choix, pour continuer de construire un syndicalisme capable de se battre contre toute régression et porteur d’alternatives pour la société, l’école publique et ses personnels, votez École Émancipée !

Les élu-es nationaux École Émancipée : Charlotte Bourgougnon, Laurent Cadreils, Agnès Dumand, Jérôme Falicon, Claude Gautheron, Arnaud Malaisé, Adrien Martinez, Sandrine Monier, Emilie Moreau, Christian Navarro, Cécile Ropiteaux, Virginie Solunto


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