Judith Fouillard (EE) sur le texte action

mardi 9 février 2016  |  par  ÉÉ FSU  | 

Le 8ème congrès de la FSU se termine.
Après cinq jours de débats riches et denses pour faire le bilan de notre activité syndicale au cours des trois dernières années mais aussi pour donner des perspectives dans la période qui s’ouvre.

Des perspectives qui nécessitent une orientation offensive pour notre fédération.
Offensive, pour contrer et combattre tout ce qui a pu être développé ici en terme de critiques vis-à-vis de la politique gouvernementale menée sous couvert d’austérité.
Offensive, parce que les personnels que nous représentons ont des attentes légitimes, exprimées dernièrement lors de la grève du 26 janvier, parce qu’elles et ils subissent au quotidien les méfaits, les conséquences de ces politiques.
Offensive parce que nous devons définitivement dénoncer et marquer une rupture.

Depuis quatre ans, on a avalé un certain nombre de couleuvres.
Très vite, les actes ont détrôné les promesses.
Mais ces derniers temps, on a touché le fond.
A la trahison économique et sociale, s’est ajouté la trahison morale avec la déclaration de l’état d’urgence, sa prolongation, le projet de constitutionnalisation, accompagné d’un projet de réforme pénale ou encore le projet de déchéance de nationalité qui rebondit encore aujourd’hui. Les hésitations malheureuses de la fédération autour de ces questions ou de la grève du 26 doivent appartenir au passé.
Et nous devons entendre les mécontentements et la colère de nos collègues tant sur la question de leurs conditions de travail que sur celle de leur pouvoir d’achat.

Nous devons argumenter pour défendre une société où les droits, les libertés individuelles et collectives seront préservés et agir en ce sens. Nous devons entendre les inquiétudes, mais nous devons aussi porter résolument la volonté d’y répondre.
Comment nos collègues feront-ils face à la difficulté de la situation si nous-mêmes, syndicalistes, semblons hésiter, douter, ne pas y croire ?
Cela a été dit à plusieurs reprises. La période est difficile pour le mouvement social et syndical. Cela se ressent dans les mobilisations.

Oui, les dernières grèves n’ont pas été majoritaires.
Cela ne signifie pas un désaveu de nos collègues. Plutôt un doute quant à notre capacité à gagner quelque chose, un doute entendable dans le contexte.
Pour autant, les échos médiatiques suite à la grève du 26 ont été positifs, reconnaissant la légitimité des revendications portées. Et ses effets ne pourront être que bénéfiques pour la suite des négociations. Nous ne pouvons penser peser dans des négociations, sur des sujets de société, sans créer le rapport de force en notre faveur, en mobilisant les personnels, nos collègues en ce sens.
Comment entraîner les salariés dans la construction nécessaire d’un mouvement social puissant (et nous savons que le chemin sera rude) si les syndicats eux-mêmes ne jouent pas un rôle de locomotive, de propulseur de ce mouvement ?

Il faut redonner l’espoir, l’envie ; construire et entretenir les résistances ; partager nos revendications et les faire vivre.
Pour ce qui est des échéances proches, la FSU doit dire qu’elle veut aller à la grève dans la Fonction Publique sur les salaires, que c’est primordial pour les fonctionnaires, qu’elle ne cédera pas.

Notre projet syndical sort confirmé et enrichi de ce congrès.
Un projet syndical offensif qui va nous empêcher de nous recroqueviller sur nous-même.
Un projet syndical que nous pourrons porter et faire vivre aux côtés/avec nos camarades défendant comme nous un syndicalisme de lutte et de transformation sociale ; et avec toutes celles et ceux qui seront prêts à se mobiliser avec nous.

C’est ce message qu’il faut envoyer à nos collègues, celle d’une FSU qui s’engage ! C’est ainsi que nous construirons l’avenir, et que nous résisterons au présent.

Les prochaines échéances arrivent très vite.
Sachons être disponibles et réactifs.


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