Heidi Charvin (Snesup) sur la place de l’Enseignement supérieur et de la recherche

mardi 9 février 2016  |  par  ÉÉ FSU  | 

Le thème 1 porte la parole de notre fédération sur les champs de l’Education, la Formation, la Culture et la Recherche et ce, de la maternelle à l’université. L’enseignement primaire compte, en 2014, 6,9 millions d’élèves, L’enseignement secondaire 5, 9 millions. L’enseignement supérieur et la recherche comptent 2,6 millions d’étudiants (hors formation tout au long de la vie) qui se destinent soit à la filière dite « professionnelle » soit à la recherche.

Si le champ syndical du Supérieur n’est pas central au sein de la FSU, il couvre un champ thématique qui n’en est pas moins important.
Nous commencerons par remercier pour les apports conséquents sur la situation du Supérieur qui ont été faites dans le Thème 1, les rapporteurs mais également par les amendements portés, les syndicats et les SD. Néanmoins, nous exprimons ici une demande pour une meilleure visibilité des questions du Supérieur.

Nous avons essayé cette année de présenter la situation du Supérieur en l’insérant de manière transversale à l’ensemble des thèmes abordés par la FSU.

Si nous l’avons en partie réussi, nous devons reconnaitre que nous sommes parfois face à des doublons, des redites partielles (sur ce point le texte présente des incohérences, voire des contradictions entre les pages 2 et 12 sur les COMUEs, nous souhaitons une réécriture collective), des manques, voire des absences.

Je citerai trois types d’exemples :

- La transversalité des questions qui se distillent de la maternelle à l’université a du mal à se décliner dans les mots. Par exemple,
- Le terme ECOLE prévaut sur le terme SYSTEME EDUCATIF et exclut donc souvent le supérieur dans l’écriture de questions communes.
- En ce qui concerne les manques, si la partie éducation-formation du Supérieur trouve des facilités d’insertion, la partie recherche a du mal à se faire une place et les nombreuses questions qui la traversent ne figurent pas, comme la question de la chute dramatique de la recherche fondamentale en faveur de la recherche appliquée, la disparition des recherches dites « non bankable ». De même, l’explosion de la précarité de la recherche au point de parler de « carrières de précaires » est inacceptable et devrait figurer dans les textes de la FSU.

Enfin, en ce qui concerne les absences, je citerai 2 exemples forts :

- Concernant la question de l’autonomie des établissements, nous aurions pu évoquer notre retour d’expérience sur le passage de nos établissements aux compétences élargies et aux regroupements en termes d’effets délétères financiers, humains et d’accomplissement des missions de la fonction publique.


- Enfin, sur le numérique, l’achat de matériel de visio-conférence dans les COMUES pour supprimer les « doublons » masters entre établissements et le remplacer par du « e-learning » entre établissements distants parfois de 400kms, donne un autre regard sur la question.

Au final, cette entrée transversale, de la maternelle à l’université, est riche et prometteuse. Si vous le voulez bien, nous poursuivrons notre travail collectif au cours des 3 prochaines années pour augmenter la cohérence et la fluidité de son argumentation.


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