Bons baisers d’Athènes

samedi 14 février 2015  |  par  École Émancipée  | 

Les résultats étaient attendus.

Avec espoir pour le peuple grec et pour tous les peuples d’Europe souhaitant voir émerger des alternatives aux politiques d’austérité…

Avec inquiétude pour les gouvernants de ces mêmes pays européens et pour les dirigeants de la Troïka qui veulent continuer à peser de leur main de fer sur la Grèce, le Portugal, Chypre et tous les autres pays touchés par la crise économique. Les urnes ont donc rendu leur verdict et sans grande surprise, en ouvrant même une immense perspective, Sirisa remporte les législatives en Grèce. Et de quelle manière !

Bras d’honneur…
Joli pied de nez aux politiques d’austérité menées en Europe et bras d’honneur logique à la Troïka qui depuis des années met le peuple grec plus bas que terre.

Espoir pour toutes celles et ceux qui rejettent et combattent les politiques menées depuis des années maintenant et qui ont entraîné les pays d’Europe et d’ailleurs dans la plus grave crise économique et sociale de ces dernières décennies.

Espoir pour toutes celles et ceux qui sont persuadé-es qu’une alternative est possible et nécessaire.

Bras de fer…
Alors que le nouveau gouvernement grec, avec Alexis Tsipras et Yanis Varoufakis, ministre de l’économie, font le tour des pays d’Europe afin d’exposer leurs revendications, d’une façon jugée ferme mais raisonnable par la plupart des observateurs, pour renégocier la dette de leur pays, les gouvernements libéraux des pays d’Europe semblent faire la sourde oreille, laissant même la BCE se lancer dans un coup de force, une déclaration de guerre pour tenter de faire plier le gouvernement grec.

Attitude irresponsable et inacceptable de ces dirigeants européens qui, sous couverts de ne pas faire payer la dette grecque par les contribuables européens -argument grossier et fortement exagéré - seraient presque prêts à remettre en cause une décision démocratique, à savoir l’élection du parlement grec ! Dénie de démocratie que nous ne pouvons laisser passer sans réagir.

Il y a un enjeu fondamental pour la gauche anti-austéritaire et pour le syndicalisme de transformation sociale à se mobiliser en soutien au peuple grec :
- Pour le respect des choix démocratiques du peuple grec,
- Contre toute tentative de chantage à l’encontre du gouvernement grec.

Ce qui ce passe est déterminant pour toutes celles et ceux qui veulent en finir avec l’Europe de l’austérité. D’autant, qu’après les législatives grecques se profilent les élections espagnoles et les résultats attendus avec tout autant d’espoir de Podemos.

Il y a donc nécessité à rassembler, à mobiliser toutes les forces sociales et progressistes pour faire en sorte que ce qui est possible en Grèce, qui semble l’être en Espagne, puisse devenir possible partout ailleurs.


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