L’été fut chaud…

samedi 30 août 2014  |  par  École Émancipée  | 

Il y aura d’abord eu l’agression israélienne envers Gaza et les Palestiniens ; les mobilisations et les protestations contre cette guerre ; une prise de position inqualifiable du gouvernement français qui s’est aligné sur la ligne offensive d’Israël.
Tout cela, accompagné d’une atteinte à un droit fondamental dans notre pays : celui de manifester.

S’il semblerait à ce jour qu’une trêve soit possible à Gaza, la mobilisation reste de mise pour obtenir la levée du blocus, illégal et criminel, pour des sanctions immédiates contre Israël jusqu’au respect du droit international. Il faut aussi faire en sorte que les militant-es solidaires du peuple palestinien ne soient inquiété-es d’aucune façon.

Et puis, au niveau social…

Nous nous serons quittés début juillet avec une conférence sociale boudée par les principales organisations syndicales dont la FSU, qui ont marqué un refus de cautionner la politique gouvernementale.

Et nous nous retrouvons fin août avec une crise politique majeure, la démission d’un gouvernement Valls 1 pour la constitution d’un gouvernement Valls 2 qui n’a d’autre sens que de vouloir verrouiller tout débat sur des politiques alternatives à l’austérité, aux attaques contre les salariés, les services publics…

Car c’est bien là le nœud du problème. Après deux ans d’une politique de saignée budgétaire qui ne fait qu’accroître le chômage, tue toute croissance et creuse dette et déficits, il faut faire taire les protestations qui s’expriment jusqu’au sein même de la majorité gouvernementale.

Pour le mouvement social et syndical, le message est clair !

Ce gouvernement qui ne cache plus sa veine libérale a fait ses preuves :

  • les preuves de son inefficacité à répondre aux attentes des citoyens et des salariés,
  • les preuves de son aliénation aux patrons et aux politiques capitalistes.

Il est temps de reprendre la main contre les politiques d’austérité en proposant aux différents partenaires syndicaux la construction du rapport de force sur les questions des services publics, du budget, des salaires et de l’emploi. et dans la continuité du 12 avril dernier, poursuivre la construction d’un front syndical, politique, associatif contre l’austérité,

Pour l’Ecole Emancipée, il est de la responsabilité de la FSU d’être à l’initiative d’une telle démarche.

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