8 mars Journée internationale de lutte pour les droits des femmes FEMMES, DEBOUT !

lundi 4 mars 2013  | 

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Il est bien sûr difficile de faire un véritable état des lieux de la situation des femmes dans le monde mais dans un contexte international touché par des crises politique, financière, ou sociale et politique, souvent d’une grande violence pour les peuples, il est à craindre que, dans beaucoup de pays, leurs droits n’aient guère évolué, qu’ils soient toujours bafoués ou qu’ils aient même régressé.

On peut toujours constater en revanche que souvent la place des femmes dans la société reste un enjeu politique.

Les récents évènements politiques en Egypte, Tunisie, porteurs d’espoirs pour toute une population, ont montré l’implication des femmes dans la bataille pour la démocratie mais les nouveaux gouvernants de ces pays ne veulent pas leur permettre d’accéder au droit de citoyennes libres et égales des hommes.

Aux USA, où on peut se réjouir que la part des femmes dans la population active ait dépassé celle des hommes, la dernière campagne électorale a montré que certains de leurs droits (celui à l’avortement par exemple) sont remis régulièrement en cause.

En Chine où le salaire des hommes augmente plus vite que celui des femmes, la discrimination au travail, le mariage de petites filles et l’avortement sélectif demeurent la règle. Au Japon, en Corée du Sud, la promotion des femmes se heurte encore à de multiples obstacles invisibles mais notoires.

En Europe et notamment en France, l’austérité décidée par les gouvernants touche certes hommes et femmes très brutalement mais elle se répercute plus fortement encore sur les femmes. Précarité, hausse du chômage, les femmes sont les 1ères touchées. Mais la crise n’a fait qu’accentuer ces inégalités car avant même cette austérité, on pouvait constater que 80% des salariés précaires étaient des femmes (une femme sur trois occupe un emploi à temps partiel plus souvent subi que choisi), que les salaires restaient globalement inférieurs à ceux des hommes (25 % au profit des hommes) et que les fonctions hiérarchiques demeuraient, à plus de 60 %, occupées par ces derniers. Il s’agit bien là de choix de société !

Et pourtant en France, des lois existent : le principe de parité en politique est inscrit dans la constitution depuis 15 ans ; des lois sur l’égalité professionnelle et salariale se succèdent depuis des années.

N’oublions pas que la répartition du travail « invisible », mais bien réel, des tâches domestiques n’évolue que très lentement : les femmes consacrent encore quatre heures par jour aux tâches ménagères, contre deux pour les hommes. Quant aux stéréotypes sexistes, ils ont la vie dure ! (aux USA en 2012, des T-Shirts pour garçons portent l’inscription « intelligent comme Papa », celui des filles « mignonne comme Maman »  !!). La question du genre en France a fait couler beaucoup d’encre et ressurgir les propos sexistes.

Qu’il est difficile de faire évoluer les mentalités, de lutter contre les préjugés quand on parle d’égalité entre les hommes et les femmes !!!! Comment expliquer l’absence d’avancées, si ce n’est par le refus d’un changement de la place des femmes dans la société ?

Celles-ci restent dans les têtes de beaucoup, des êtres inférieurs et la violence liée au genre (violences physiques ou sexuelles) en est une preuve dramatique. L’accent est souvent mis sur le viol comme arme de guerre ( en Syrien au Congo, en Colombie, en Egypte…..) ou comme témoin d’une société « machiste » comme l’Inde où le viol collectif suivi de la mort d’une jeune femme a ému la communauté internationale et mis au grand jour ce que les femmes indiennes subissent quotidiennement . Mais n’oublions pas qu’en France 1femme meurt tous les 2,5 jours sous les coups de son conjoint ou ex !

On pourrait céder au pessimisme mais pourtant, partout dans le monde, des femmes résistent, combattent contre toutes ces injustices, ces inégalités, ces drames, ces crimes !

En Arabie saoudite, alors que des femmes se mobilisent pour gagner le droit de conduire et montrer que désormais elles ne cèderont pas aux tentatives d’intimidation, l’une d’elles réussit à faire un film sur une jeune fille qui résiste aux diktats de la société.

En Inde, la mort d’une jeune étudiante après un viol collectif a déclenché un mouvement de protestation inédit. Et les femmes demandent au gouvernement d’agir. Et là encore, une femme prend les armes du cinéma et dénonce ouvertement la situation des femmes dans son pays.

En Lybie, en Egypte, des collectifs de femmes demandent des droits aux gouvernements.

En Syrie, les femmes impliquées dans des instances politiques de l’opposition, veulent témoigner des nombreuses violations des droits de l’homme et des atteintes spécifiques aux femmes (enlèvements et viols utilisés comme arme de guerre pour déshonorer les familles).

En Tunisie, des femmes parfois regroupées au sein d’associations féministes, veulent retourner dans la rue pour défendre « leur révolution ».

Au Liban, au Maroc, des femmes ont lancé une campagne contre une loi qui donne la possibilité au violeur d’échapper aux poursuites judiciaires s’il épouse sa victime.

En France, des jeunes femmes ont surmonté leur peur pour témoigner d’un viol collectif, des associations se battent contre toutes les formes de violences faites aux femmes et pour la défense de leurs droits.

La liste de ces femmes qui partout dans le monde s’élèvent contre toutes les injustices qu’elles subissent est trop longue mais en cette journée du 8 mars, Journée Internationale de lutte pour les Droits des Femmes, parlons d’elles et avec elles, pour elles, pour nous et toutes celles qui réclament l’égalité, la liberté et la dignité, soyons des Femmes, debout !!

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