Profession de Foi de l’École Émancipée

lundi 8 octobre 2012  |  par  École Émancipée  | 

Imposer une réelle alternative économique et sociale !

Les crises économiques, écologiques, sociales et démocratiques frappent durement les populations. Le capitalisme transforme et détériore le quotidien de dizaines de millions de salarié-es et détruit la planète.
Les milliards offerts aux banques, les cadeaux fiscaux faits aux riches, la poursuite de la destruction d’un « Etat social », la remise en question des droits sociaux, du code du travail, de la protection sociale et des retraites participent de cette offensive.
Le projet de société auquel il œuvre activement, en particulier au travers des instances européennes, est cohérent et dangereux.

En Europe, droite dure ou gauche social-libérale ont, partout, profondément dégradé les conditions de vie des salariés, jeunes, chômeurs, retraités, parmi lesquels particulièrement les femmes.

Changer, pour de bon !

Après la défaite de Sarkozy, les marchés financiers, la Troïka (BCE, FMI, UE), le MEDEF font preuve d’un appétit insatiable et imposent toujours plus un modèle économique et social pourtant responsable de la plus grande crise depuis les années 1930.
Les plans de licenciements se succèdent, le chômage et la précarité ne cessent de croître, le pouvoir d’achat des salarié-es régresse. Des pans entiers de la population n’ont plus accès à un logement convenable ou à la santé.
Il est temps de reprendre l’offensive pour imposer enfin de vraies alternatives au néo-libéralisme. Le syndicalisme a toute sa place dans cette reconquête.

Les militantEs de l’EE (Ecole Emancipée) portent cette orientation dans la FSU et dans les luttes. Afin de poursuivre et amplifier cette démarche, ils/elles vous proposent, avec d’autres, cette liste ouverte, représentative de tous les secteurs de la FSU.

Le mouvement syndical doit se bouger !

Le syndicalisme ne peut pas se résigner aux marges décrétées par les marchés, ni s’en remettre à un simple changement de ton du nouveau gouvernement !
Après des années de casse des services publics et des solidarités, il y a urgence à défaire les « réformes » néo-libérales… et à construire une vraie alternative.

Porter l’espoir d’une véritable transformation sociale,
c’est rompre avec les politiques d’austérité et de réduction des dépenses publiques,
c’est entamer une révolution fiscale, c’est arrêter la logique du chacun pour soi et faire jouer les solidarités,
c’est engager la transition écologique,
c’est réorienter radicalement l’Europe en faveur des peuples…

Le mouvement social, avec les syndicats, ATTAC, Copernic se doit d’agir, en France comme en Europe, de fédérer les résistances et les aspirations, d’impulser les luttes et les mobilisations.
Le syndicalisme que nous portons ne se limite pas aux contours de l’Hexagone et d’une Fonction Publique très menacée. Il veut faire converger les luttes des salarié-es en s’appuyant sur les secteurs mobilisés pour défendre les plus précaires, les exclu-es.
Il est solidaire, activement, des populations grecques, espagnoles ou portugaises étranglées.
Il organise le soutien aux luttes des peuples contre les dictateurs et l’impérialisme, pour défendre leurs droits économiques, écologiques, sociaux et démocratiques.
A chaque fois, il favorise l’organisation et la mobilisation des personnels pour construire les meilleurs rapports de forces.

Le temps presse

Les attentes, les exigences sociales, de justice et d’égalité sont fortes. Ces dernières années, chaque fois que les organisations syndicales ont fixé un objectif mobilisateur, des centaines de milliers de femmes et d’hommes se sont retrouvé-es en grève et dans la rue.
Les mouvements citoyens de résistance, de désobéissance se sont développés malgré les tentatives de museler, criminaliser un mouvement social qui reste fort dans le pays.
Mais le syndicalisme français reste divisé et manque de détermination pour affronter les conséquences de la crise. Nous l’avons vu au moment de la grande bataille des retraites.
Au niveau de la FSU, nous l’avons payé cher avec la catastrophique « réforme » de la formation des enseignants.

Les concertations en tout genre mises en place par le nouveau gouvernement rompent avec les pratiques d’insultes et de déni de démocratie de la période Sarkozy.
Mais Hollande confirme la menée d’une politique d’austérité à forte dose ! C’est pourquoi, il est décisif d’affirmer qu’une autre orientation est possible face à la crise.
Cela suppose la défense intransigeante de nos revendications, sans complaisance et en toute indépendance. Le temps presse, d’autant que, fort de son score électoral et d’une droite qui reprend des pans entiers de son programme, le Front National entend bien, de son côté, offrir une alternative réactionnaire.


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