Lutte de mots, Lutte de classe

mardi 25 septembre 2012  | 

Le mot qui crée l’espoir : « l’économie positive »

Sur France en Inter, en direct du LH Forum au Havre, Jacques Attali président de Planète Finance, fait part de ses espoirs pour le monde : « Je suis convaincu pour ma part que l’économie positive remplacera le capitalisme ».

Bref, l’économie positive, c’est trouver les meilleures stratégies pour casser nos acquis sociaux !

Le mot qui crée du lien : « plan social » …

Depuis la rentrée, les plans sociaux s’enchaînent : PSA, Carrefour, Air France, Sanofi … Grands patrons et DRH poursuivent leur éternel discours fait d’euphémismes : restructurations, départs volontaires, plans de formation, reclassements … On sait ce que ces mots veulent dire …

Alors que ces grands patrons s’offrent des primes pharaoniques, que les actionnaires se gavent, les chômeur-es sont contraints de pointer à Pôle Emploi, d’être convoqué-es à tout moment par leur conseiller sous peine d’être radié-es…

Et les travailleurs le savent, ils mettent la pression à leurs directions syndicales pour organiser la lutte et défendre leurs droits, que ce soit au salon de l’auto le 29 Septembre ou le 9 Octobre lors de la journée européenne pour la défense de l’emploi.

Le mot qui rassure : « la stabilité »

Alors que Hollande avait promis de ne rien faire sans l’avis des Français, il va faire passer en force le Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, avec le vote d’une loi organique à l’Assemblée.

« stabilité », bien évidemment que ce mot est tentant aujourd’hui pour les travailleurs qui subissent de plus en plus les violences de la flexibilité et de la précarité … Mais la stabilité se résumera à une austérité stable, permanente et ravageuse pour les 99% que nous sommes et à un enrichissement stable et régulier pour le 1%, qui continuera à spéculer, à privatiser et à échapper aux impôts !

La lutte des classes se joue aussi au niveau lexical. Dans la rue, renversons le rapport de force par des mots d’ordre unitaires, interprofessionnels et européens !

C’est pourquoi on refuse obstinément le TSCG et on manifestera le 30 Septembre à Paris, pour exiger une Europe solidaire, une Europe des peuples !

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